Contrairement aux autres sujet sur Makig off, ce post s'adresse à ceux qui ont vu le film et non pas a ceux qui ne l'ont pas vu !!
Je suis tenté de saluer le courage de ce réalisateur un peu en marge de ce que nous avons pu croiser dans la cinémathèque Tunisienne jusque là. Bien entendu ce que je vais développer ici n'est en aucun cas l'analyse d'un professionnel du monde du tournage. Mais comme le cinéma s'adresse à tout le monde, et étant donné la bonhomie apparente de "Mr. Nouri Bouzid" dans le film, je sais que mes commentaires ne seront pas malvenus :).
Tous d'abord, je voudrais saluer la prouesse de "Afef Ben Mahmoud", qui m'a absolument épaté par son talent d'actrice. Je suis sincèrement ébloui par le naturel de son jeu ( Elle joue la petite amie de Bahta ). La scène  où elle se fait battre par son ex petit-ami en phase avancée  de perdre la boule à tout de même la fausse note du sang sur le mur complêtement désséché au bout de 30 secondes. Mais je préfère tout de meme que l'équipe de tournage prenne une pause déjeuner que de les voir avoir recours à la téchnique de "Kahloucha" pour s'approvisionner en sang plus vrai que nature.
Lotfi Abdelli lui (Chokri Bahta ), m'a infiniment plus convaincu dans le role du " Blid" que dans le rôle du dur !!

Enfin bref, je ne vais pas vous narrer l'histoire que met en scène ce film ce serait absurde surtout que 10 blogs l'ont fait avant moi. Non je veux analyser avec vous la façon dont ce film  a été tourné et qui lui a valu le titre de " Making off" .

Parceque la rupture du Film est au moment le plus inopportun : c'est à dire le moment ou on atteint le point culminant du rythme du film ( pour les passionnés de politiques et non d'action ou de mélodrame ). Oui à ce moment précis où le dialogue entre le précepteur intégriste et le jeune ingénu devient intéressant :on passe à un tournage sur le tournage !!! et le réalisateur se met lui meme en scène non pas en compagnie de "Chokri" son personnage principal, mais en compagnie de "Lotfi Abdelli" son acteur vedette !! Pour résoudre une crise de ce dernier à vouloir arrêter le film pour incompatibilité avec ses idées personelles.

Bon, je n'impute pas à "Mr Nouri bouzid" la prétention de nous faire croire que ces scènes sont authentiques, il y a bien trop de mouvement de caméra et de recadrage. Nous savons qu'il lui a été nécessaire de faire une pause et de soulager les spectateurs . Mais pourquoi ??!!
  A mon humble avis, c'est dommage. C'est vraiment dommage d'avoir recours à ce procédé pour venir éclaircir sa position vis-à-vis de L'islam, de la politique et du terrorisme. Le film ne se serait-il pas suffit à lui même pour venir à bout de cette tâche fastudieuse ?? Le projet du film n'est-il pas né sous ce bastion ? dans cette optique ? L'art n'est il pas là pour ça ??
  De toute évidence, personne n'est allé aussi loin et c'est peut être aussi pour ça que je le reproche à "Mr . Bouzid" .. Si prêt du but, on devrait toujours faire les choses pleinement.
 

  Revenons-en au film :
Je ne comprend toujours pas la scène ou le jeune-homme se masturbe au hammam. A-t-elle une fonction comique ?? ( de mauvais gout dans ce cas ) , est-ce juste pour mettre mal à l'aise les parents accompagnés de leur enfants pour voir ce film ?? Non la seule hypothèse crédible me semble être que c'est la manifestation de la frustration que suscite l'abstinence préscrite dans l'islam. Preuve que la loi du corp est plus forte que celle du coeur ou de la foi ?? Une façon de souligner que l'islam à échoué  parcequ'il n'a pas su cosidérer la dimension humaine de son principal sujet !! A trop vouloir un être parfait, on a bien plus de rétissants que d'adeptes à une quelquonque doctrine . Et si on en devient adepte, la frontière entre la ferveur et l'extrémisme devient floue . Bref Bahta au hammam , ses pensée s'entre-choquentent, hésite entre son avenir de danseur voleur de portables ou celui de martyre bombe-humaine,il revient plus ou moins à la raison par la loi de son corp et il se masturbe. C'est en tout cas à partir de cette scène qu'il commence à ne plus faire confiance pleinement  à son hote et à ses acolytes. Un d'eux se fait tabasser d'ailleur par Bahta vers la fin du film. C'est la seule fois que vous verrez un barbu se faire laminer à coup de pompes dans une production arabophone.

Au reste je ne comprend pas comment "Souad" (petite amie de " bahta") merveilleusement jouée par Afef Ben mahmoud, en trouvant son Ex qu'elle aime manifestement toujours entouré d'une ceinture d'explosif, a pris sa poursuite en robe a fleur beige et rose, et à fini  par le rejoindre ou presque en Jean et haut noir !! Oo
Peut etre aussi celà est le résultat attendu des films Tunisiens qui même si exellents au debut, sont toujours baclés à la fin.

Malgrès tout çelà, j'ai envie de dire merci à Mr Nouri Bouzid pour ce film qui nous enseigne autre chose que les autres. Et vive le Cinéma Tunisien.